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Les fêtes de fin d’année

  • Photo du rédacteur: Amélie Simonetti
    Amélie Simonetti
  • 31 déc. 2025
  • 3 min de lecture

Une période qui peut accentuer le sentiment de solitude et les tensions familiales



La période des fêtes est souvent présentée comme un temps de rassemblement, de partage et de convivialité. Pourtant, c’est aussi un moment de l’année où de nombreuses personnes expriment un sentiment de solitude, de malaise ou une fatigue émotionnelle plus intense que d’habitude.



Pourquoi cette période amplifie certains ressentis ?



Les fêtes de fin d’année ont une particularité : elles sont chargées symboliquement. Elles renvoient à la famille, à l’enfance, à l’appartenance, aux liens affectifs… Autant de thèmes qui touchent des zones sensibles de l’histoire personnelle.


Sur le plan psychique, cette période agit souvent comme un révélateur de ce qui manque ou de ce qui fait conflit. Lorsque les liens familiaux sont fragiles, distendus ou conflictuels, cette période peut raviver des émotions anciennes : tristesse, colère, culpabilité, sentiment d’exclusion ou d’injustice.



La solitude liée aux conflits familiaux



La solitude ressentie à ce moment ne tient pas uniquement à l’absence de proches autour de soi.


Certaines personnes se retrouvent confrontées à :


  • des relations familiales tendues ou toxiques

  • des non-dits anciens qui refont surface

  • des rôles familiaux pesants (celui qui apaise, qui s’adapte, qui se tait)

  • ou la nécessité de se protéger en prenant de la distance



Dans ces situations, la solitude n’est pas un isolement social, mais une solitude relationnelle : être avec les autres sans pouvoir être pleinement soi-même, ou sans se sentir reconnu dans ce que l’on vit. Il est fréquent que cela s’accompagne d’une grande ambivalence : le désir de lien d’un côté, et le besoin de protection de l’autre.



Quand les attentes sociales augmentent la pression intérieure



À Noël, les normes implicites sont fortes : être présent, faire famille, passer un bon moment, laisser les conflits de côté.


Or, demander à quelqu’un de “faire comme si tout allait bien” revient souvent à lui demander de mettre ses limites de côté. Pour certaines personnes, cela a un coût psychique important : fatigue, irritabilité, anxiété, voire symptômes somatiques.


Ne pas se conformer à ces attentes n’est pas un signe d’échec relationnel. C’est parfois un mouvement de préservation.



La pause thérapeutique pendant les fêtes



Pour les personnes engagées dans un travail thérapeutique, la période des fêtes coïncide souvent avec une pause ou un espacement des séances. Cette interruption peut être vécue de manière inconfortable, surtout lorsque Noël réactive des enjeux familiaux ou affectifs.


Il est courant de ressentir alors une insécurité temporaire, une impression de “tenir moins bien ou encore la crainte de perdre ce qui a été travaillé.



Pourtant, le cadre thérapeutique ne disparaît pas avec la pause. Les repères, les compréhensions et les mouvements internes construits en séance continuent d’exister et de soutenir, même en l’absence de rendez-vous réguliers.


Cette période peut aussi permettre d’observer les dynamiques familiales et de tenter d’ajuster sa posture.



Traverser cette période avec davantage de justesse



Il n’est pas nécessaire de chercher à vivre des fêtes idéales. Il peut être plus ajusté de viser des fêtes supportables, respectueuses de ses limites émotionnelles.


Cela peut passer par :


  • réduire certaines obligations relationnelles

  • poser des limites, même discrètes

  • s’autoriser à ne pas aller bien

  • ou aménager des temps pour soi, en dehors des interactions familiales



Ces choix ne sont pas un rejet des autres, mais souvent une façon de se respecter soi. Si la thérapie fait une pause, rappelez-vous que le travail engagé ne s’interrompt pas pour autant.

Il continue seulement plus silencieusement, à faire son chemin.

 
 
 

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